SECURITE ET DEFENSE PAR ERIC JL BRETON
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Publié le jeudi 29 mai 2003

Jeudi 29 mai 2003

SEISME
Le double jeu des islamistes Zemmouri (Algérie) DE L'UNE DE NOS ENVOYÉES SPÉCIALES «AVEC LA CONFUSION qui règne, c'est difficile de tout contrôler. La région est loin d'être sûre. N'importe qui pourrait pénétrer dans la ville, commettre un attentat ! » Sur la place centrale de Zemmouri, au milieu des tas de gravats, un policier en treillis descend de sa grosse 4 x 4. Il ne cache pas son inquiétude. La crainte que le désordre créé par le tremblement de terre ne facilite l'infiltration des groupes terroristes dans les villes en ruine est omniprésente. Assis ou à demi couchés devant leur caserne détruite, le calot de travers, les gardes communaux, ces civils auxquels l'armée a donné des uniformes et des fusils pour protéger les civils, assurent qu'ils ouvrent l'oeil. Que leur attention, « malgré la catastrophe et la fatigue, ne se relâche jamais ». Alors que l'Algérie n'en finit pas de compter les morts du tremblement de terre (2 217 hier soir avant la nouvelle secousse), la menace terroriste ne s'éloigne jamais totalement. Depuis le début de mai, les affrontements avec les militaires, les embuscades et les attaques ont fait plus de 70 victimes. Le dernier massacre en date s'est produit hier : quinze personnes, appartenant à trois familles d'agriculteurs, ont été assassinées par un groupe islamique armé à Tadjina, près de Chlef, à 205 km à l'ouest d'Alger. « J'aide au nom de Dieu » « Les islamistes, c'est la plaie endémique de notre pays », s'inquiète Djebril, un comptable de 52 ans. « On croit les avoir éradiqués et ils reviennent en force. A Zemmouri, le FIS (NDLR : Front islamique du salut) avait largement remporté les élections de 1991, pour une raison très simple : ils aidaient les gens, alors que l'Etat les laissait tomber. Ils leur promettaient, en cas de victoire électorale, la fin des inégalités, une vie meilleure. Rien n'a changé. » Depuis mercredi dernier, les « barbus » sont revenus en force, parfaitement bien organisés. « Nous n'appartenons à aucune organisation, » assure, au milieu d'une montagne de bouteilles d'eau, un très jeune homme aux joues ombrés d'un fin duvet. Il avoue juste être venu de Kouba, un quartier d'Alger connu pour avoir abrité, et abriter sans doute encore, les plus radicaux des islamistes. Juste avant l'entrée de Dellys, une trentaine d'hommes se sont agglutinés autour d'un camion chargé de gros pains. Pas la moindre bousculade, pas la moindre dispute. Tous attendent sagement de recevoir leur part tendue par la main secourable d'un « barbu » en longue robe brune. « J'aide au nom de Dieu », dit-il. « Quand l'Etat est absent, il faut bien prendre les choses en main », se justifie Kamel, élu quelques heures plus tôt délégué de son quartier. Le petit campement qu'il « aide à gérer », est un modèle du genre. Trois hommes à la forte barbe brune tiennent les registres d'entrée. Chaque tente a son numéro, les besoins de tous sont répertoriés avec grand soin. « Pendant trois jours, le président de l'APC (NDLR : le maire) n'a rien fait. Les secours publics arrivent tout juste. Les premiers à être venus nous aider... ce sont les musulmans, venus de partout, constate Kamel. Ce sont nos frères dans l'amour de Dieu. » C.T. Le Parisien , mercredi 28 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:19:37
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Jeudi 29 mai 2003

EFFECTIFS
Sarkozy rappelle les policiers en retraite Confronté à des problèmes d'effectifs dans certaines situations, le ministère de l'Intérieur bat le rappel auprès des policiers retraités pour qu'ils reprennent du service au sein d'une réserve civile. Les syndicats, eux, réclament des embauches de jeunes LES POLICIERS retraités sont appelés à... rempiler. Selon nos informations, Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, vient de faire appel aux ex-flics pour qu'ils rejoignent au plus vite - d'ici au 1 e r juin - la toute nouvelle réserve civile pour les corps actifs de la police nationale. Prévue par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars dernier, cette réserve civile, calquée sur ce qui existe déjà dans la gendarmerie nationale, est destinée, selon le cabinet de Nicolas Sarkozy, « à permettre une mobilisation rapide d'un personnel déjà opérationnel mais sans remettre en cause, de près ou de loin, les principes de la retraite ». Syndicats peu convaincus Concrètement, comme le précise une note du 2 mai 2003 du chef de la réserve civile aux fonctionnaires concernés (voir ci-contre) « 2 500 volontaires » pourront dès le mois prochain « participer à des missions de soutien aux forces de sécurité intérieure et à des missions de solidarité dans le cadre d'événements exceptionnels, en souscrivant à un engagement d'un an renouvelable ». Ces jeunes anciens policiers seront donc amenés à « intervenir sur des situations de crises (inondations, attentats, jeunes en difficulté...) précise-t-on chez Sarkozy. Il faudra avoir moins de 65 ans, être à la retraite depuis moins de cinq ans et en bonne condition physique, ce qui est possible car de nombreux policiers partent en retraite dès 55 ans. Les périodes d'emploi seront indemnisées sur la base des derniers salaires et ne dépasseront pas 90 jours par an. Mais cet engagement sera renouvelable. Ces périodes de réserve bénéficieront de mesures de protection juridique contre le « licenciement », le « déclassement professionnel » ou « les sanctions disciplinaires » qui pourraient résulter des périodes de réserve. D'ores et déjà, le ministère affirme que 1 000 candidatures ont été déposées. Mais, pour cause de retards imprévus, la mise en place du dispositif pourrait être reportée d'au moins plusieurs semaines. Chez les anciens policiers, l'accueil du courrier ministériel a été mitigé. Le syndicat Alliance a l'impression que la place Beauvau met la charrue avant les boeufs «...en faisant de la publicité prématurée au texte de la loi sur les réserves civiles de la police avant que les décrets d'application ne soient connus ». Les policiers interrogés par notre journal se plaignent du flou de la lettre de Nicolas Sarkozy et certains redoutent que par ce biais, on cherche à masquer les problèmes d'effectifs en partie liés au temps de travail très particulier dans la police. L'Unsa police se demande, elle, s'il ne serait pas préférable de créer de vrais emplois plutôt que ces « bouche-trous ». Reste la question de l'érosion des effectifs dans une profession pourtant pléthorique, puisque policiers et gendarmes rassemblent 202 000 hommes. L'an passé, la police a enregistré 4 500 départs en retraite. Depuis le début de 2003, la progression de ces départs est de 15 %. A ce rythme, la politique de sécurité du gouvernement risque d'en prendre un coup. Pas étonnant que Nicolas Sarkozy ait décidé de proposer du « rab » aux partants... Hubert Levet Le Parisien , jeudi 29 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:18:45
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Jeudi 29 mai 2003

CYBERVIGILE
Cybervigie « Big Brother » s'occupe de vous Un système surpuissant collecte toutes les informations électroniques de la planète. Le terrorisme a bon dos... Jean Guisnel Dans vos pires cauchemars orwelliens, vous y aviez pensé ? Le Pentagone le réalise pour nous... Ce n'est pas parce qu'on avait un peu laissé de côté le projet technologique le plus fou qui soit jamais sorti d'un cerveau d'espion que le programme ne suit pas son bonhomme de chemin. Confié à l'agence de recherche militaire américaine Darpa, ce projet d'ordinateur mammouth, d'une puissance si considérable qu'il sera capable de stocker et de traiter quarante pages d'informations sur chacun des 6,2 milliards d'habitants de la planète, était jusqu'à présent appelé Total Information Awareness (TIA). Pour cause de hurlements des organisations américaines de défense des libertés publiques, ce programme doté de plusieurs dizaines de millions de dollars vient d'être rebaptisé « Terrorism Information Awareness ». Pour mieux faire passer la pilule... Mais le nouveau nom ne change rien : ce système vise rien de moins qu'à collecter toutes les informations électroniques disponibles sur la planète. Grâce à l'interconnexion de toutes les bases de données accessibles dans le monde, et à leur siphonnage par l'ordinateur du Pentagone, le gouvernement pourra aussi bien analyser les mouvements bancaires individuels que les fichiers de police, voire - c'est la Darpa qui le dit elle-même - les données d'hôpitaux. Délire paranoïaque ? Mais non... Sans la moindre contrepartie, l'Union européenne a déjà autorisé les Etats-Unis à disposer - avant le décollage - des noms, adresses, dates de naissance et téléphones des passagers partant vers les Etats-Unis. La lutte contre le terrorisme a bon dos ! Car qui empêchera le programme informatique CAPPS II (Computer Assisted Passenger Pre-Screening Program) de détenir indéfiniment et de croiser les informations sur n'importe quel voyageur, maintenant vers les Etats-Unis, puis n'importe où ? Personne... Le CAPPS II n'est que la préfiguration artisanale de ce que promet le TIA. Qui, parmi les dirigeants politiques européens, se préoccupe de cette intolérable dérive sécuritaire américaine ? Personne... © le point 30/05/03 - N°1602 - Page 105 - 332 mots

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 12:53:51
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Jeudi 29 mai 2003

CIA
Chute de Bagdad Le rôle de la CIA Emmanuel Saint-Martin. L'histoire de la chute de Bagdad reste à écrire. En attendant, la soudaineté de l'effondrement irakien et la facilité avec laquelle les marines ont pénétré dans le centre-ville le 9 avril nourrissent bien des interrogations. Dès le lendemain de la chute du régime de Saddam Hussein, les rumeurs et informations sur un « accord » entre leaders irakiens et américains ont commencé à parcourir la planète. Elles n'ont pas cessé depuis. Une chose semble en tout cas établie : les services spéciaux américains, CIA et forces spéciales, ont joué un rôle important dans les jours précédant cette chute. Selon le Pentagone, c'est sur « renseignement » qu'un bombardement a visé, le 7 avril, une maison où aurait pu se trouver Saddam. Ne pas combattre Des rumeurs persistantes, d'abord relayées par la presse proche-orientale, font également état de la défection « sponsorisée » de plusieurs militaires de très haut rang et notamment de Maher Sufian al-Tikriti. Ce cousin de l'ancien président irakien était le commandant de la Garde présidentielle spéciale (à distinguer de la Garde républicaine). Des militaires irakiens, cités par les mêmes journaux, puis par Le Journal du dimanche du 25 mai, assurent que ce général aurait intimé l'ordre à ses troupes de ne pas combattre contre les Américains. Il aurait ensuite été exfiltré par l'US Army le 8 avril, veille de la chute de Bagdad. Cette nouvelle était donnée par un site d'informations israélien dès le 11 avril. Depuis, elle réapparaît régulièrement en divers endroits du monde. Sans que Washington se donne la peine de démentir, ou de confirmer © le point 30/05/03 - N°1602 - Page 55 - 271 mots

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 12:50:27
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Jeudi 29 mai 2003

DROGUES
DROGUE AU VOLANT Les procédés de détection remis en cause L'hebdomadaire Auto Plus révèle, après avoir effectué des tests, que le dépistage de substances illicites ne serait pas fiable. Selon une enquête effectuée par le magazine Auto Plus, publiée dans son édition de mardi, les procédés de détection des drogues concernant les automobilistes ne seraient pas fiables. En effet, des conducteurs peuvent être contrôlés positifs, alors qu'ils ne le sont pas ou plus sous l'influence de drogues. L'hebdomadaire a testé trois sortes de dépistage des drogues au volant sous le contrôle d'un médecin et d'un sapeur-pompier. Le premier test révèle un résultat positif au THC (tétrahydrocannabiol, qui est un principe actif du cannabis) dans les urines d'un homme qui a fréquenté une salle enfumée de cannabis dix heures avant, et sans en avoir consommé. Un deuxième test a conclu à une réaction aux opiacés, alors que cette substance lui était inconnue. Il s'est avéré qu'il s'agissait d'un sirop pour la toux prescrit une semaine auparavant et contenant des dérivés d'opiacés. Quant au troisième test, il s'agissait d'un consommateur régulier de cannabis, qui en avait pris peu avant d'être contrôlé. Le résultat s'est avéré négatif. Le magazine conclut que le test de salive semble le moyen le plus fiable, par rapport à ses résultats et sa facilité d'emploi.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 12:09:36
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Jeudi 29 mai 2003

BLANCHIMENT
Francis Mer réaffirme la mobilisation de ses services dans la lutte contre la criminalité financière PARIS (AP) - A quelques jours du sommet du G8 à Evian, Francis Mer a tenu à réaffirmer mercredi la mobilisation de ses services dans le combat contre le terrorisme et la criminalité financière lors d'une visite dans les locaux du Tracfin, la cellule anti-blanchiment et de lutte contre le financement du terrorisme. Le ministre français de l'Economie a souligné "l'intérêt du dispositif mis en place en France qui associe étroitement les milieux professionnels (notamment banques, assureurs, intermédiaires immobiliers) aux services spécialisés de l'Etat dans la lutte contre l'utilisation des circuits financiers à des fins criminelles", précise son ministère dans un communiqué. Francis Mer a annoncé qu'il demanderait au commissaire européen Frits Bolkestein de proposer rapidement aux Etats membres un texte permettant la transparence accrue des virements internationaux, afin de mieux lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Tracfin est chargé d'analyser les déclarations de soupçon adressées par les établissements financiers et de transmettre à la justice des informations sur les circuits financiers pouvant dissimuler des opérations de blanchiment ou de financement du terrorisme. Le nombre de déclarations enregistrées par la cellule s'est établi à 7.000 en 2002, dont 291 dossiers ont été transmis aux autorités judiciaires. AP ir/com/Bg Du blanchiment à la Société Générale Un cadre du groupe bancaire Société Générale est impliqué dans le blanchiment d'argent sale en provenance de Chine. Cette affaire survient alors que la Fédération bancaire française (FBF) annonce un programme de sensibilisation à ce problème. Mis en ligne le 28 mai 2003 La juge d'instruction Isabelle Prevost-Desprez a ordonné, il y a une semaine, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de Jean-Pierre Pichard, ancien directeur régional des agences Société Générale de l'est parisien, dans une affaire de blanchiment d'argent sale entre la France et la Chine. Il est soupçonné d'avoir participé à ce circuit de blanchiment en maintenant des relations commerciales avec des sociétés de change qui organisaient le blanchiment de fonds d'origine frauduleuse (abus de biens sociaux, travail clandestin, délits douaniers) en les transférant vers la Chine. "1,2 milliard de francs" Le système mis à nu, qui fonctionnait via trois sociétés de change (Baotong Financier, Monocomptoir, Ruitong Change (permettait notamment de dissimuler l'identité des personnes qui remettaient les espèces) et donc l'origine des fonds (ainsi que celles à qui elles étaient destinées). Les sociétés de change, par lesquelles transitaient plusieurs millions de francs en espèces chaque jour, récupéraient au passage d'importantes commissions, prix de leur silence sur ces fonds d'origine douteuse liés en particulier à un trafic de marchandises dans les secteurs de la confection et de la maroquinerie. En poursuivant leurs investigations, les enquêteurs se sont intéressés aux banques auprès desquelles les bureaux de change avaient ouvert des comptes bancaires pour réaliser le transfert des fonds. Entre 1997 et 2000, la Société Générale a ainsi recueilli environ 1,2 milliard de francs (183 millions d'euros) en espèces sur les comptes bancaires des sociétés de change Moncomptoir et Ruitong Change. La FBF veut lutter contre le blanchiment d'argent La Fédération bancaire française (FBF) va mettre en place un dispositif de formation pour lutter contre le blanchiment d'argent, ouvert à l'ensemble du personnel du secteur bancaire. Cette formation vise par exemple à sensibiliser tous les personnels (plus de 400.000 personnes) à la lutte contre le blanchiment, à les entraîner à détecter les cas suspects et à identifier les indicateurs d'alerte d'un possible blanchiment, à leur enseigner les procédures. Elle pourra être dispensée par le biais d'un animateur mais également en auto-formation via un CD-Rom ou un accès à l'intranet de l'entreprise. Le passage à l'euro a favorisé le blanchiment d'argent PARIS, HIER. Francis Mer, ministre de l'Economie et des Finances, visitait les locaux de Tracfin. (AFP/JACK GUEZ.) LE PASSAGE à l'euro a mis les limiers de Tracfin sur les dents : les investigations de cette cellule du ministère de l'Economie, chargée de la lutte contre le blanchiment de l'argent de la drogue, de la grande criminalité financière et du terrorisme, ont quasiment doublé l'an dernier. Les « déclarations de soupçon » adressées à Tracfin par les intermédiaires financiers ont bondi de 3 598 en 2001 à 6 896 en 2002. Plus de la moitié de cette hausse (1 800 déclarations) étant des « signalements » sur des opérations de change, en liquide, des francs en euros. « Mais il ne s'agit pas ici du phénomène des lessiveuses qui n'a rien d'illégal, ni d'opérations de fraudes fiscales qui ne concernent pas notre activité. Il s'agit de traquer des financements provenant de crimes ou de délits » prévient François Mongin, secrétaire général de Tracfin. Ainsi, parmi la trentaine de cas déjà transmis à la justice, ce réseau d'une dizaine de délinquants connus des services de police qui s'étaient mis à changer, simultanément, quelques dizaines de milliers de francs contre des euros à divers guichets de la région parisienne. Mais l'activité de Tracfin a également crû mécaniquement depuis sa création en 1990, avec l'extension du champ des « déclarations de soupçon » (trafic de stupéfiants, activités criminelles et frauduleuses, financement du terrorisme) et celle des assujettis aux signalements : banques, assurances, notaires, agents immobiliers, casinos, changeurs, commerçants d'objets d'art et de pierres précieuses, et bientôt avocats-conseils. De 1998 à 2002, les déclarations de soupçon ont augmenté de 450 % et les dossiers transmis à la justice de près de 300 %. Reste que le petit nombre de fonctionnaires chargés des enquêtes, 44, n'a pas suivi cette croissance et que 17 % seulement des dossiers ont été transmis à la justice, après une durée d'instruction moyenne de quatre années, et pour un rendement modeste au regard de l'ampleur du blanchiment : 1,3 milliard d'euros. Jean Darriulat Le Parisien , jeudi 29 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 11:29:22
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Jeudi 29 mai 2003

TERRORISME
DOUBAI (Reuters) - Le réseau islamiste international Al Qaïda a menacé de représailles la famille royale saoudienne au cas où il s'avérerait que deux religieux arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les attentats suicide qui ont fait 34 morts le 12 mai à Ryad avaient été tués. Selon le Mouvement pour la réforme islamique en Arabie, un groupe d'opposition basé à Londres, les deux religieux figurant parmi les cinq suspects arrêtés dans la nuit de lundi à mardi dans la ville sainte de Médine par les forces de sécurité saoudiennes, auraient été tués par celles-ci. Les autorités saoudiennes ont démenti leur mort mais confirmé que les deux hommes, qui ont diffusé des fatwas ordonnant la rupture des liens avec les pays occidentaux, figuraient bien parmi les suspects arrêtés depuis les attentats du 12 mai. Le journal arabophone international Al Qods al Arabi, publié à Londres, rapporte jeudi avoir reçu un courrier électronique de personnes non précisées se disant proches d'Oussama ben Laden et affirmant que si la mort des deux religieux était confirmée, le chef d'Al Qaïda avait ordonné des représailles contre la famille Saoud. "Le cheikh Oussama et le dirigeants d'Al Qaïda en Afghanistan suivent de près les informations faisant état de la mort du cheikh Ali al Khodeïr et d'Ahmed ak Khaledi. S'il s'avère, plus particulièrement, que le cheikh Ali al Khodeïr est martyr, la riposte contre la famille Saoud sera à la mesure de l'importance que le cheikh avait pour nous", dit cet e-mail. Les deux religieux, très populaires parmi les jeunes islamistes saoudiens, avaient invité la population à ne pas coopérer à l'enquête pour retrouver 19 activistes présumés d'Al Qaïda que les autorités avaient entrepris de traquer quelques jours après les attentats de Ryad. Le ministre saoudien de l'Intérieur, le prince Nayef, a démenti lui même qu'aucun des religieux n'était mort, mais qu'ils restaient en détention dans le cadre des attentats de Ryad, sans préciser ce dont ils étaient soupçonnés. Selon Al Qods al Arabi, Khodeïr et Khaledi ont plongé dans la clandestinité peu avant l'invasion anglo-américaine de l'Irak après avoir lancé des fatwas contre le régime saoudien pour sa complicité avec les deux puissances assaillantes.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 11:24:27
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SECURITE ET DEFENSE PAR ERIC JL BRETON