SECURITE ET DEFENSE PAR ERIC JL BRETON
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Publié le vendredi 7 mars 2003

Vendredi 7 mars 2003

antiblanchiment
Les Philippines adoptent une loi antiblanchiment Dépêche reçue le 7/03/2003 à 9:58 [<>] Promulgation de la loi antiblanchiment vendredi par Gloria Arroyo La présidente des Philippines Gloria Arroyo a promulgué vendredi la nouvelle loi contre le blanchiment de l'argent sale qui doit permettre au pays d'échapper aux sanctions des pays riches et du système bancaire international. La nouvelle législation comble un certain nombre de lacunes dans le dispositif déjà en vigueur aux Philippines en faisant se conformer le pays aux exigences du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (Gafi) auquel participent les pays développés. Créé en 1989, le Gafi est une instance internationale de lutte contre l'argent sale et le financement du terrorisme dont le siège est à Paris. En promulguant la loi, Mme Arroyo a affirmé que les Philippines adoptaient un régime bancaire "qui inspirera confiance, crédibilité et fiabilité et par conséquent (induira) une plus grande activité économique, des investissements et de la souplesse". "Nous ne devons pas considérer que l'adoption (des amendements) constitue une soumission passive et à contre-coeur aux règles du système financier mondial", a souligné Mme Arroyo en réponse à ses détracteurs qui l'accusent de se soumettre aux demandes étrangères. "Ceci concerne d'abord l'intérêt des Philippins et non pas simplement l'intérêt des étrangers", a affirmé Mme Arroyo. Lors de sa réunion plénière à Paris mis février, le Gafi avait menacé les Philippines de sanctions faute d'une promulgation avant le 15 mars d'amendements législatifs adéquats pour lutter contre le blanchiment d'argent. La nouvelle législation remplit les conditions posées par le Gafi et en particulier sur le point crucial de l'accès des régulateurs à des comptes suspects, tout en respectant le secret bancaire. La nouvelle loi abaisse également à un demi million de pesos (9.260 dollars américains) le seuil à partir duquel un compte bancaire peut être l'objet d'investigations. Auparavant, ce seuil se situait à 4 millions de pesos. Si elles ont été rapidement adoptées par la chambre basse du parlement (la Chambre des Représentants), ces nouvelles dispositions ont en revanche fait l'objet de longs débats au Sénat. Des parlementaires avaient jugé que le nouveau dispositif menaçait le secret bancaire et pouvait être utilisé à des fins politiques. Pour convaincre les sénateurs réticents, le gouvernement avait invité des experts du Gafi à venir expliquer les objectifs poursuivis ainsi que les conséquences que subirait le pays si la nouvelle législation n'était pas adoptée. Les sanctions du Gafi risquaient en particulier de retarder les transferts d'argent envoyés au pays par les quelque sept millions de Philippins travaillant à l'étranger et qui constituent une contribution essentielle à l'économie nationale. Mme Arroyo a souligné que cette question du blanchiment avait suscité des tensions à l'intérieur du pays tout en affirmant que la réforme constitue un délicat équilibre entre, "d'une part, les préjugés politiques, psychologiques et légaux et, d'autre part, la nécessité de se conformer aux règles existant dans le monde".

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:46:17
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Vendredi 7 mars 2003

DISCOURS DE CHIRAC, LE ROLE DU CORPS PREFECTORAL

Réception du corps préfectoral

Palais de l'Elysée - cour d'honneur.    

Palais de l'Elysée - Jeudi 6 mars 2003

Intervention du Président :
>> Discours du Président de la République lors de la réception du corps préfectoral (Palais de l'Elysée - Jeudi 6 mars 2002).

Pour en savoir plus :
>> Informations sur le rôle des préfectures.
>> L'association du corps préfectoral.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> Album (disponible prochainement).


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:15:35
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Vendredi 7 mars 2003

MONACO
Inculpés pour escroquerie
Monaco : les policiers harcelaient les commerçants


Monaco : André Lucchesi
[07 mars 2003]

Autour d'un «livre d'or» qui a déjà drainé beaucoup d'argent et sur fond de «guéguerre» entre amicales de police, le climat s'annonce tourmenté pour la célébration du centenaire de la Sécurité publique monégasque. Point de départ de cette polémique qui vient de déboucher sur l'ouverture d'une information pour escroquerie et tentative d'escroquerie, puis sur l'inculpation de deux policiers de Monaco : les plaintes de certains commerçants et de sociétés implantés sur le Rocher, dénonçant le véritable harcèlement exercé à leur encontre pour leur faire acheter des pages d'encarts publicitaires dans le futur – et luxueux – livre d'or du centenaire. Ce très bel ouvrage doit être édité à plusieurs milliers d'exemplaires présentés dans un coffret, dont cinquante exemplaires numérotés et reliés en cuir. Prix haut de gamme à la mesure des enseignes monégasques huppées ainsi sollicitées : 15 000 euros la page de pub.

Pour décrocher ces jackpots versés par les annonceurs, une amicale de police monégasque avait, avec la bénédiction de sa hiérarchie, mandaté une société de sponsoring suisse, basée à Genève et ouvrant pour la circonstance une antenne à Monaco. Mais c'est autour des méthodes parfois «agressives» utilisées par certains courtiers jouant les éléphants dans la porcelaine monégasque, que le bât a commencé à blesser. Surtout lorsqu'un ancien policier monégasque, récemment licencié par la direction des démarcheurs, s'est avisé de dénoncer la collusion existant, selon lui, entre cette société de sponsoring et deux policiers, responsables de l'amicale.

A l'appui de ses dires, il a produit en justice une lettre non signée, et pas encore formellement authentifiée, où on leur promet un pourcentage sur les recettes publicitaires. Ce supposé bakchich serait plutôt juteux si l'on sait qu'il existe déjà des fonds collectés à hauteur de 1,7 million d'euros, la moitié déjà acquise, l'autre étant promise par les annonceurs.

L'accusateur a évoqué aussi des comptes en Suisse ouverts par les deux policiers en question, un inspecteur et un agent. On ignore, pour l'instant, d'où proviennent les sommes retrouvées sur ces comptes, effectivement ouverts. Mais après une garde à vue où ils ont systématiquement nié avoir reçu de l'argent de la société de sponsoring suisse, les deux policiers inculpés ont été suspendus. Quant au livre d'or, au centre de cette affaire épineuse, il est imprimé et toujours censé paraître très prochainement, selon la société suisse qui dément énergiquement toute tentative d'escroquerie.

Il reste un profond malaise au sein de la police monégasque où les clans n'ont cessé de s'affronter depuis les spectaculaires dysfonctionnements et contestations apparus lors de l'affaire du sauvetage raté du milliardaire Edmond Safra et de son infirmière philippine. On parle aussi d'une autre amicale de police, concurrente de la première et démarchant simultanément, pour un agenda, les mêmes commerçants. Lesquels sont pour le moins excédés.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:14:54
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Vendredi 7 mars 2003

BRIGADES ROUGES
ITALIE Les déclarations de la militante arrêtée dimanche après une sanglante fusillade dans un train, près d'Arezzo

 
Les Brigades rouges tendent la main aux islamistes


Rome : Richard Heuzé
[07 mars 2003]

Les Brigades rouges se solidarisent avec les fondamentalistes de l'Islam et appellent à s'allier pour «contrer les visées israélo-anglo-américaines».Dans un document de 16 pages aux allures de directive stratégique de l'organisation terroriste italienne, Nadia Desdemona Lioce, la jeune femme arrêtée dimanche sur le train Rome-Florence après une sanglante fusillade, voit dans l'imminence d'une guerre contre l'Irak «une perspective historique du Front combattant anti-impérialiste».

Elle appelle à en tirer les conclusions «politico-militaires» et invoque la «solidarité pour les masses arabes et islamiques expropriées et humiliées», leur promettant l'appui du «prolétariat urbain des pays européens». Elle voit encore dans l'attaque envisagée contre le régime de Saddam Hussein «une volonté impérialiste d'abattre le principal obstacle à l'hégémonie sioniste» et «d'anéantir la résistance palestinienne».

Le document, lu devant les juges d'instruction qui tentaient d'interroger la jeune femme, emprunte abondamment au charabia habituel des Brigades rouges. Sur la forme, il n'apporte pas grand-chose. Comme dans les années 70, on y parle de «lutte armée», et les assassinats de conseillers juridiques du gouvernement (Massimo D'Antona en mai 1999 et Marco Biagi en mars 2002, abattus à bout portant en pleine rue) sont considérés comme des «victoires du prolétariat» et des «attaques au cœur de l'État».

La même prose délirante est employée à propos du projet terroriste. Nadia parle de «reconstruire une autonomie politique de classe» face «au pouvoir de la bourgeoisie». Elle mêle dans une même condamnation radicale gouvernement, patronat et les syndicats. Ne voyant aucune différence substantielle entre eux.

En revanche, l'appel à la solidarité avec l'Irak et avec les terroristes d'Al-Qaida ne figurait dans aucun document divulgué jusque-là par les Brigades rouges.
Son ton autoritaire, le fait qu'elle rende hommage au terroriste Mario Galesi, tué dans le train, et l'ampleur de son document donnent à penser que la terroriste joue un rôle prépondérant dans l'organisation. Elle a commencé sa déclaration en se proclamant «prisonnière politique» et en revendiquant son appartenance au «Parti communiste combattant» (PCC), l'une des franges des nébuleuses Brigades rouges.

Les enquêteurs passent au peigne fin les cartes téléphoniques et les carnets retrouvés sur les deux terroristes. Ils seraient sur la piste d'au moins cinq autres brigadistes.

Les investigations concernant l'assassinat de Marco Biagi ont été reprises. Un témoin aurait en effet formellement reconnu Nadia parmi le commando de feu qui guettait l'arrivée en bicyclette du conseiller juridique du gouvernement, à son domicile de Bologne. «Elle portait une veste de cuir, fumait, et avait l'air de faire le guet», a-t-il affirmé. Un autre semble convaincu d'avoir aperçu Mario Galesi, le terroriste tué, à la gare de Bologne, quand le juriste est descendu du train après une conférence à l'université de Modène.

Pour le juge Ferdinando Pomarici, chef de l'antiterrorisme judiciaire de Milan, les propos de Nadia révèlent surtout une «convergence d'objectif» avec al-Qaida: «Leurs affinités avec les Brigades rouges ne vont pas plus loin. Même d'un point de vue des motivations, terroristes islamiques et brigadistes se meuvent sur des plans différents.»

A la Chambre des députés, cependant, le ministre de l'Intérieur, Beppe Pisanu, a invité à prendre au sérieux la menace des Brigades rouges: «Malgré les revers subis, elles restent menaçantes.» Les services secrets évoquent pour leur part la possibilité d'une «conjonction» entre groupes terroristes d'origine différente en cas de guerre contre l'Irak.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:13:56
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Vendredi 7 mars 2003

CARTE D'IDENTITE
L'identité à puce des Belges

Capucine Cousin

La Belgique entame sa révolution numérique. D'ici cinq ans, chaque citoyen belge devrait disposer d'une carte d'identité électronique format carte bancaire. Le 17 mars, 50 000 cartes seront disponibles dans 11 communes, où elles seront testées pendant six mois. Puis, si le gouvernement valide ce projet, 10,8 millions de cartes seront progressivement distribuées.

En France en 2005Avantage de ce bijou high-tech : il contient une puce avec des données d'identification et des clés électroniques pour s'authentifier en ligne et générer une signature valable juridiquement. Ce qui permettra de sécuriser les paiements et les démarches administratives sur l'Internet. L'usager belge pourra - presque - tout faire en ligne : télécharger une fiche d'état civil, faire un changement d'adresse, inscrire ses enfants à l'école, ou payer ses impôts. Il « pourra savoir où en est son dossier traité dans les administrations », assure Luc Vanneste, du ministère de l'Intérieur belge. A ce jour, la Finlande et la Suède ont leurs cartes à puce, l'Italie l'expérimente dans des grandes villes, et la France devrait lancer la sienne en 2005

© le point 07/03/03 - N°1590 - Page 69 - 182 mots

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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:13:13
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Vendredi 7 mars 2003

IMMIGRATION
CHARTERS

Sarkozy répond aux défenseurs
des droits de l'homme

L'Anafé et Médecins du Monde ont dénoncé "les violences policières" dans la zone d'attente à Roissy. Le ministre leur propose une place d'observateur.

 
Une vue aérienne de Roissy
 

Alors que le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il accorderait une place à un représentant d'une association humanitaire dans les expulsions d'immigrants en situation irrégulière, Amnesty International et l'Anafé (Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers) ne sont pas pour autant "rassurées" .
Affirmant que les "vols groupés constituent la solution la plus équilibrée, la plus humaine, pour désengorger la zone de transit" de l'aéroport de Roissy, Nicolas Sarkozy indiquait, dans l'interview qu'il a accordée au Parisien daté de vendredi, que ces vols "se dérouleront dans des conditions strictement conformes à la législation". "Sur chaque avion, j'ai décidé de réserver une place à un représentant d'une des associations afin qu'elles puissent s'en assurer elles-mêmes", précise-t-il.
Nicolas Sarkozy annonce aussi qu'il a demandé qu'un médecin et une infirmière soient présents "jour et nuit" dans les locaux de la zone d'attente.
Il propose une réunion de travail aux associations habilitées à visiter la zone d'attente, "afin de redéfinir leurs conditions d'accès" dans ces zones, où sont retenus les étrangers arrivant en France et en situation irrégulière, dans l'attente d'une décision sur leur entrée sur le territoire ou leur renvoi.

Inquiétude

Amnesty international et l'Anafé ne sont pourtant pas "rassurées" sur les intentions du ministre de l'Intérieur.
"Le ministre dit qu'il va autoriser la présence d'associations dans les vols groupés, mais cela fait des mois que certaines associations ont gagné des recours devant le Conseil d'Etat pour être présentes en zone d'attente et le ministère leur refuse toujours l'accès", ont affirmé Patrick Delouvin, d'Amnesty et un des porte-parole de l'Anafé.
"Nous ne sommes pas rassurés sur les intentions du ministre, et la question pour nous est aussi d'être présents en amont de l'embarquement", a-t-il ajouté.
Evoquant la présence "jour et nuit" d'un médecin et d'une infirmière en zone d'attente promise par le ministre, Patrick Delouvin a rappelé que "cela fait des années que l'on parle de cela".
"Le ministre a reconnu les conditions indignes en zone d'attente, mais sa seule réponse reste les renvois groupés", a-t-il dit, soulignant que les associations se sont senties "humiliées" par la contestation "d'un revers de main" des violences policières dénoncées par les ONG. "Nous faisons depuis des années un travail sérieux, quotidien, dans la zone d'attente, il y passe un soir et conteste tout, c'est humiliant et inquiétant", a-t-il dit.

"Violences"

Deux rapports rendus publics jeudi 6 mars fustigent le comportement des policiers ans la zone d'attente de Roissy Charles de Gaulle. L'Anafé, dans son rapport annuel, et Médecins du Monde, dénoncent tous deux "les violences policières" dans la zone d'attente, mais également les conditions d'hébergement.
Si l'hébergement hôtelier est jugé à peu près convenable par les associations, il n'en est pas de même pour les divers lieux où s'entassent les étrangers en surnombre, actuellement une centaine. Il s'agit de postes de police ou salles de correspondances des aérogares, en général non aérés et sans accès direct aux sanitaires, où les repas sautent parfois.
Mais les rapports condamnent surtout les violences policières dont se plaignent les étrangers maintenus.

"Pressions psychologiques et humiliations"

L'Anafé a recueilli des témoignages lors des visites autorisées par les pouvoirs publics, quasi quotidiennes durant le mois de mai 2002, durant lequel, exceptionnellement, le ministère de l'Intérieur a accordé une présence permanente aux associations.
"Sur 29 visites effectuées en mai, il n'y en a que deux pour lesquelles il n'a pas été fait état de violences", affirme l'Anafé dans son rapport.
Les "violences policières", "pressions psychologiques et humiliations", dont font état les étrangers ont lieu le plus souvent dans les aérogares, moins souvent pendant des transferts, ou à l'arrivée, lors de la descente de la passerelle, ou encore lors des refus d'embarquement.
En 2002, MdM a recensé 60 cas de violences alléguées par les étrangers ou des témoins. Dans 31 cas sur 60, les conséquences des violences ont fait l'objet d'un constat médical.
Le plus souvent, ce sont des hématomes, des contusions, des érosions au niveau de la face, des jambes, de la tête et des poignets, précisent les rapports.

Sorties et "sorties de nuit"

Les associations critiquent aussi les conditions de sortie de zone d'attente.
Les personnes libérées par décision du tribunal de grande instance de Bobigny doivent retourner à Roissy pour récupérer un sauf-conduit de 8 jours qui leur permet de ne pas être inquiétées par la police, le temps de déposer leur demande d'asile.
Mais la plupart sont incapables de retrouver seules la zone d'attente de Roissy ou ignorent l'importance de ce sauf-conduit, ou se font intercepter dès la sortie du tribunal par des réseaux.
Les "sorties de nuit" de la zone d'attente ne sont pas rares. A deux reprises, pour une famille et pour un groupe de 8 personnes, les libérations ont eu lieu en pleine nuit, selon les rapports.
Les associations demandent à être présentes en permanence dans les zones d'attente et aérogares, un dispositif médical renforcé, une meilleure formation des personnels intervenant en zone d'attente, le respect des droits des étrangers


Des Africains expulsés témoignent

LES JOURNAUX ivoiriens et sénégalais ont rendu compte, dans des termes assez virulents, du vol charter parti lundi matin de Roissy pour Abidjan et Dakar, avec à son bord 54 étrangers en situation irrégulière. Dans le quotidien sénégalais « Wal Fadjiri » du 5 mars, l'un des 24 Sénégalais expulsés témoigne, sous le pseudonyme de Demba. Evoquant d'abord son séjour en zone d'attente, il affirme que lui et ses compatriotes ont été « dépouillés » de tous leurs « habits, ou presque ». « Les policiers français ont déchiré tous nos gris-gris, décrit-il. Nous sommes restés vingt-quatre heures sans aller aux toilettes. Nous ne pouvions plus dormir car ils n'ont jamais arrêté de nous frapper avec leurs matraques. (...) Et ce fut ainsi toutes les nuits. » Sur le « vol groupé », Demba raconte : « Avant de partir, nous avons été l'objet de toutes les violences (...) Ils nous ont attaché les pieds et scotché les cuisses et les jambes avec de l'adhésif. » Dans l'avion, poursuit-il, « quand ils consentaient à nous laisser faire nos besoins, ils nous accompagnaient jusque devant les portes des sanitaires et les laissaient ouvertes. »

« Moins que des animaux »

« Les policiers nous ont attachés avec des cordes puis ligotés », raconte également l'un des Ivoiriens expulsés, dans « Notre Voie » (Côte d'Ivoire) du 4 mars. « Fraternité matin » (Côte d'Ivoire) du même jour se fait lui aussi l'écho de « liens » et de « bâillons » dont « même les femmes n'ont pas été épargnées ». « Pour les Français, nous sommes moins que des animaux », dit un témoin qui relate aussi la colère d'une centaine de personnes qui s'étaient rassemblées à l'aéroport d'Abidjan pour accueillir les 30 expulsés. L'inquiétude suscitée dans ces deux pays par l'opération est telle que certains journaux relayent les rumeurs ­ démenties par les autorités françaises ­ de la mort d'un des expulsés et d'une fausse couche d'une femme.

P.É.


Le Parisien, vendredi 07 mars 2003

NICOLAS SARKOZY,



« Les vols groupés se poursuivront »


ministre de l'Intérieur Que retenez-vous de votre visite mercredi soir dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy ?

Nicolas Sarkozy. Elle était très émouvante. J'ai rencontré des personnes totalement démunies, qui nourrissent un immense espoir et pensent trouver en France une solution à tous les problèmes de leur vie. Cette zone d'attente est conçue pour accueillir au maximum 300 personnes. Récemment, elles étaient 500, et 200 personnes sont hébergées dans des conditions indignes. Chaque jour, entre 30 et 80 étrangers supplémentaires sont conduits en zone d'attente. Dès mercredi soir, j'ai demandé qu'un médecin et une infirmière soient présents jour et nuit dans ces locaux. A l'issue de cette visite, je suis plus que jamais convaincu que les vols groupés constituent la solution la plus équilibrée, la plus humaine, pour désengorger la zone de transit. Les vols groupés se poursuivront donc. Ils nous permettront d'accueillir dignement tous ceux qui ont vocation à demeurer sur notre territoire.

« Je suis contre l'immigration zéro, qui est une aberration » Que répondez-vous aux associations de défense des droits de l'homme qui dénoncent l'opacité des « vols groupés » ?

Ces associations n'ont pas de solution alternative. La France doit demeurer un pays d'immigration, mais nous ne pouvons pas accueillir tous les malheureux du monde. Je suis contre l'immigration zéro, qui est une aberration, mais aussi contre le laxisme qui laisserait à penser que tous ceux qui le souhaitent auront des papiers. Dans un pays où 5,5 millions d'électeurs ont voté pour le Front national, nous devons veiller à ne rien faire qui encourage l'amalgame et la xénophobie. Je respecte le travail des associations. Les vols groupés se dérouleront dans des conditions strictement conformes à la législation. Sur chaque avion, j'ai d'ailleurs décidé de réserver une place à un représentant d'une de ces associations afin qu'elles puissent s'en assurer elles-mêmes.

Ces mêmes associations dénoncent aussi des violences policières. Etes-vous prêt à leur accorder un droit de regard dans les zones d'attente ?

L'excès en toute chose est condamnable. Ce n'est pas respecter la police républicaine que de l'accuser sans preuves. S'il s'agit de faire du soutien humanitaire et social, je suis d'accord pour aider les associations. Je ne suis pas d'accord s'il s'agit d'aider les arrivants à contourner nos procédures. Il est anormal que des personnes qui postulent à l'asile économique déposent, du jour au lendemain, une demande d'asile politique. Je vais proposer une réunion de travail à ces associations afin de redéfinir leurs conditions d'accès aux zones d'attente.

Récemment, deux personnes sont décédées lors d'opérations de reconduite dans leur pays. Comment faire pour que cela ne se reproduise plus ?

Je n'ai pas attendu ces deux drames pour ouvrir ce dossier délicat. Cela fait plusieurs mois que nous préparons des vols groupés avec d'autres pays européens. Les policiers de la police aux frontières travaillent dans des conditions particulièrement difficiles. De gros efforts de formation vont être faits pour que les policiers aient en tête des procédures strictes permettant de raccompagner les étrangers non admis dans les meilleures conditions. Parallèlement, nous réfléchissons à une adaptation du matériel mis à disposition des policiers. Il s'agira de réduire au maximum l'intervention humaine. Pour le reste, je ne vois pas ce qu'il y a de contraire aux droits de l'homme que de raccompagner dans leurs pays d'origine ceux qui n'ont pas de papiers pour rester en France. C'est d'ailleurs ce que font sans exception tous nos partenaires européens.

Actuellement, la loi limite à vingt jours le délai de rétention en zone d'attente. Est-ce suffisant pour examiner une demande d'asile ?

C'est parfaitement suffisant. Par ailleurs, nous n'augmenterons pas la capacité d'accueil des zones d'attente. Cela aurait pour effet d'augmenter le nombre de personnes en détresse. Chaque demande d'asile est examinée, nous tenons compte de la situation spécifique des pays d'origine. Je rappelle que 82 % des demandes d'asile politique sont refusées par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides.

« Nous allons proposer que soient relevées les empreintes digitales de toute personne recevant un visa touristique Souhaitez-vous toujours réformer la législation sur le droit d'asile et la politique d'immigration ?

Avec le ministère des Affaires étrangères, nous proposerons plusieurs réformes dans les semaines qui viennent. Aujourd'hui, les procédures sont trop complexes. A mon arrivée au ministère, j'ai découvert que seulement 16,7 % des mesures d'éloignement étaient exécutées. Ce n'est pas admissible. La loi doit être appliquée. Nous savons, par exemple, que beaucoup d'étrangers en situation irrégulière entrent sur notre territoire avec un visa touristique de trois mois. Ensuite, ils se débarrassent de leurs papiers et deviennent inexpulsables puisque nous ne pouvons déterminer leur pays d'origine. Nous allons donc proposer que soient relevées les empreintes digitales de toute personne recevant un visa touristique. Ainsi, nous pourrons déterminer leur nationalité lorsqu'ils seront interpellés en situation irrégulière. AEROPORT DE ROISSY, DANS LA NUIT DE MERCREDI A JEUDI. Après la visite d'une zone d'attente, Nicolas Sarkozy envisage des réformes pour améliorer les conditions de retour des clandestins.

Propos recueillis par Stéphane Albouy et Frédéric Vézard


Le Parisien, vendredi 07 mars 2003

Rapports accablants sur les violences en zone d'attente

GIFLES, coups de pied dans les jambes ou dans le ventre, menottes trop serrées, usage de matraques mais aussi injures racistes, privations de repas ou réveils nocturnes répétés… Les rapports rendus publics hier sur la zone d'attente de l'aéroport de Roissy par Médecins du monde (MDM) et le collectif de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) dénoncent « une violence invisible, systématique et pratiquée quotidiennement » à l'encontre des étrangers en instance de reconduite à la frontière. Les deux documents reposent sur des témoignages recueillis depuis deux ans. Ils l'ont été lors des visites autorisées huit fois par an à huit des associations membres du collectif, lors de leur permanence téléphonique, via une camionnette de Médecins du monde garée à la sortie de la zone d'attente des personnes en instance (Zapi) et lors de visites médicales effectuées en l'absence du médecin de service de l'aérogare. Pour la seule année 2002, Médecins du monde a ainsi recensé « 60 cas de violences alléguées » dont la moitié ont fait l'objet d'un constat médical. En mai 2002, lors d'une expérience de présence quotidienne d'un mois, l'Anafé a constaté que « sur 29 visites, il n'y en a que deux pour lesquelles il n'a pas été fait état de violences ». La plupart des témoignages sont étayés de certificats médicaux ou confirmés par les ordonnances de remise en liberté des magistrats du tribunal de Bobigny. P.T., demandeur d'asile sri lankais, arrivé le 23 janvier 2001. « Aurait été violemment frappé lors d'une tentative de renvoi le 24 janvier. Aurait été victime de violences policières le 1 e r février. Le juge du tribunal de grande instance de Bobigny a constaté les traces de coups que portait le jeune homme (notamment au visage et de menottes) et a reconnu une voie de fait caractérisée. » R.J., demandeuse d'asile sierra-léonaise, arrivée le 5 août 2001. « S'est plainte de brutalités à son encontre lors d'une tentative de renvoi le 6 août. Aurait été conduite par quatre policiers en uniforme dans une pièce isolée de l'aéroport où elle aurait été passée à tabac. » Une bénévole « a pu constater des hématomes sur ses bras ainsi qu'une plaie au visage » et « d'autres plaies au bassin ». A.C., jeune Guinéenne arrivée à Roissy le 15 novembre 2001, en transit interrompu pour Cuba malgré un visa, maintenue à Zapi 3 puis renvoyée vers la Guinée. « Affirme avoir été battue, injuriée, soumise à des traitements vexatoires avant d'être interrogée » par des agents de la PAF. Un rapport médico-légal établi à son arrivée en Guinée, où elle est renvoyée, « constatera de multiples contusions corporelles ». « Seule femme du groupe, elle aurait été maintenue plusieurs heures isolée dans un local. Alors qu'elle a exprimé le besoin de se rendre aux toilettes, un agent de police, de sexe féminin, lui ordonne de se déshabiller entièrement. Elle essuiera à nouveau plusieurs insultes. On lui aurait confisqué alors la somme d'argent qu'elle avait sur elle (1 100 $). Elle aurait reçu ensuite un sédatif sous forme d'intraveineuse. » La jeune femme refuse de partir pour Cuba sans son argent. Renvoyée en zone d'attente, elle est réembarquée le 30 novembre. « Refusant de partir, elle aurait été battue devant le personnel navigant. (…) Une plainte est en cours en France. » D.M., ressortissant camerounais résidant en Angleterre. « Contrôlé à la passerelle de son avion le 4 février 2002 à 22 h 30, un agent de la PAF aurait estimé son passeport faux. (…) Son passeport et sa carte de résident étant parfaitement en règle, il refuse de rester dans l'avion. Le policier aurait alors jeté son passeport à terre. Lorsque D.M. s'est baissé pour le ramasser, le policier lui a infligé un coup de crosse derrière la tête, le blessant gravement. » Débarqué pour être soigné puis placé en garde à vue, D.M. sera finalement libéré par le juge le lendemain. W.T., de la République démocratique du Congo. Rencontré le 4 mai 2002 par un visiteur. Lors d'une tentative d'embarquement, « se serait fait piétiner par cinq policiers. Il montre des marques de menottes aux poignets et des croûtes aux jambes (…) Un certificat médical a établi l'agression. » M.H., Palestinien, « battu lors d'une tentative d'embarquement », rencontré le 7 mai 2002. « Les visiteurs ont constaté un oeil poché, des traces à la bouche, sur les joues et derrière une oreille, son tee-shirt et sa chemise étaient tachés de sang. Le certificat médical (…) faisait état d'une contusion labiale et d'un hématome malaire. La case agression a été cochée avec la mention à l'aéroport CDG . »

P.É.


Le Parisien, vendredi 07 mars 2003

Sarkozy veut des médecins en zones d'attente


Thierry Portes
[07 mars 2003]

Zapi 1, Zapi 2, Zapi 3. Drôles d'intitulés. Le «Z» pour «Zone». Le «A» pour «Attente». Juste deux syllabes. A prononcer très rapidement, comme une invitation à un voyage retour. Avant sa nomination Place Beauvau, Nicolas Sarkozy, comme «simple» homme politique, avait déjà eu l'occasion de visiter les salles réservées aux étrangers sans visa dans les aérogares de Roissy. Mais la polémique sur les vols spécialement affrétés pour les immigrés clandestins, et celle sur les conditions dans lesquelles sont retenus ces mêmes étrangers à leur descente d'avion exigeait que le ministre de l'Intérieur revienne juger par lui-même sur place.

Les statistiques rendent compte d'une progression de la pression migratoire. De fait, le plus grand aéroport français recueille de plus en plus d'immigrés fuyant la pauvreté, la faim ou la guerre. On parle de «zones d'attente» pour qualifier ces salles, plus ou moins aménagées à Roissy, où sont accueillis ou parqués ces hommes et ces femmes. «Zones d'attente ?» Le ministre a constaté, mercredi soir, que ce vocable recouvre différentes situations, avant de reconnaître que certaines conditions d'«accueil» ne peuvent plus être tolérées.

Deux heures de visite, hier au soir, pour que Nicolas Sarkozy constate que ces «Zapi» répondent aux normes des hôtels bas de gamme. Au rez-de-chaussée d'une aérogare de Roissy, le ministre a découvert un réfectoire, une salle organisée autour d'un poste de télévision. Montant l'escalier, au premier, il a visité des chambres, il a arpenté des couloirs, il a noté la présence de douches. Jusque-là, rien, ou presque rien, à signaler. L'inacceptable est ailleurs. Dans les locaux normalement réservés à la police des frontières où, faute de place et de lits dans les «zones d'attente», des étrangers végètent, tant que leur situation juridique n'est pas tranchée. Et le zèle des magistrats sur ces dossiers est plus que relatif...

Revenu de sa visite à Roissy, Nicolas Sarkozy confiait l'état de ses réflexions. Le ministre de l'Intérieur est décidé à ce qu'un médecin soit présent, 24 heures sur 24 heures, dans ces «zones d'attente». Seule la présence d'une infirmière est pour l'instant assurée. Les médecins n'assument, eux, qu'une garde de jour. Nicolas Sarkozy entend également revoir la formation des personnels de police car les arrêts de travail sont nombreux parmi ce personnel, qui doit «gérer» des immigrés à ce point désespérés qu'ils sont parfois prêts à tout pour ne pas échouer si près de leur objectif. Le ministre de l'Intérieur entend également satisfaire certains souhaits des associations qui portent assistance à ces étrangers sans papiers. Ainsi, l'Intérieur pourrait associer ces bénévoles à l'accueil et l'encadrement des personnes en transit. Si une «attente» décente doit être offerte, les associations et les immigrés clandestins ne doivent cependant pas s'illusionner sur la volonté affichée par le ministre de l'Intérieur de raccompagner chez eux les étrangers sans papiers. Ainsi, hier soir, dans l'émission de France 2, Question ouverte, Nicolas Sarkozy a répété que son devoir était «d'appliquer la loi (...) Je ne conteste pas la misère et l'espérance folle de ces personnes» qui cherchent à rejoindre le territoire français. Mais si «nous les laissons rentrer par millions et grossir ainsi le rang des clandestins, nous créerons une condition» favorable au développement de «la xénophobie».




ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 13:12:10
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Vendredi 7 mars 2003

TERRORISME


AL QAIDA
Ben Laden se cache au Pakistan

La capture du chef terroriste serait imminente, selon certaines sources. En attendant, la presse pakistanaise s’inquiète de la présence des enquêteurs américains sur son sol.

“Les services de renseignements pakistanais et américains ont une assez bonne idée de l’endroit où se trouve Ben Laden : soit au Baloutchistan, à la frontière sud-ouest entre l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan ; soit au Chitral, dans les montagnes qui bordent la frontière nord-ouest entre le Pakistan et l’Afghanistan, à 300 kilomètres d’Islamabad”, annonce “Dawn”. L’enquête avance rapidement depuis l’arrestation, samedi 1er mars, de Khaled Cheikh Mohammed ­ porteur d’un passeport pakistanais mais d’origine koweïtienne ­, présumé numéro trois d’Al Qaida. Lors de cette arrestation, des lettres d’Oussama Ben Laden ont été retrouvées. “Si les informations obtenues sont justes, alors ce dernier ne pourra plus se cacher pour longtemps”, poursuit le quotidien pakistanais.

Selon “The News”, “une vaste opération a été menée jeudi 6 mars au Baloutchistan, et neuf personnes suspectées d’appartenir à Al Qaida ont été arrêtées. Il serait même probable que Ben Laden ou son fils aient été capturés pendant cette opération”, avance ce journal sur la foi de rumeurs non vérifiées. Une chose est sûre : les recherches s’intensifient et l’étau se resserre grâce aux révélations de Mohammed et aux pièces (des CD-ROM, un ordinateur, des carnets d’adresses) saisies lors de son arrestation. Toujours selon “The News”, Mohammed aurait déclaré pendant son interrogatoire ne pas connaître le lieu exact où se trouve Ben Laden, mais il aurait affirmé avoir eu des contacts avec lui pendant le mois de février via une chaîne de messagers.

Les Américains restent prudents

“Les espoirs d’une avancée dans la recherche de Ben Laden sont renforcés par les informations rapportant que le directeur de la CIA, George Tenet, aurait rencontré le président pakistanais, Pervez Musharraf, cette semaine au Pakistan”, relate pour sa part “The New York Times”. Mais le quotidien américain nuance aussitôt son propos et reste prudent. En effet, Tenet effectue dans le Golfe une tournée prévue depuis longtemps, et son passage au Pakistan ne serait pas lié à une éventuelle capture de Ben Laden : il aurait souhaité féliciter le président pakistanais de l’arrestation de Khaled Cheikh Mohammed et d’autres membres d’Al Qaida.

Les documents trouvés dans la maison de Mohammed ont été envoyés à Washington, et les enquêteurs et les experts sont en train de les examiner. “Les responsables ont prévenu que l’arrestation de Ben Laden n’était pas imminente”, note le “NY Times”. Néanmoins, ils sont optimistes et espèrent pouvoir déjouer des complots terroristes et arrêter d’autres leaders appartenant au réseau Al Qaida. “Selon un responsable pakistanais, l’arrestation de Khaled Cheikh Mohammed a été possible parce qu’il aurait été trahi par un membre du réseau”, relève le “NY Times”. L’homme n’a pas donné d’autres précisions mais il a affirmé : “Khaled sait qui l’a laissé tomber.”

“Tôt ou tard, le Pakistan devra rétablir son indépendance”

En tout cas, “les Pakistanais peuvent être fiers de leur contribution à la lutte contre le terrorisme”, écrit “The News”, en citant le Premier ministre Jamali. Ce dernier a conseillé aux médias pakistanais de “ne pas tout attribuer au FBI. Les services pakistanais et américains travaillent ensemble, mais sur le terrain l’implication directe de Blancs américains est évitée.” Pour “The News”, il est important “que ces opérations antiterroristes soient menées d’une façon crédible et dans le respect de la loi. Chaque avancée doit être révélée et expliquée à travers la presse, notamment en ce qui concerne les liens possibles entre Al Qaida et la Jamaat.” Ce parti islamiste pakistanais, ainsi que des organisations pakistanaises de défense des droits de l’homme, précise “The News”, sont très critiques quant “au rôle du FBI au Pakistan”.

“Les Etats-Unis ont pris l’habitude de considérer le Pakistan comme un terrain acquis. Ils procèdent à des arrestations de ses citoyens et n’ont aucun scrupule à violer sa souveraineté”, enchaîne “The Nation”. Pour le moment, il n’y a pas d’autre choix, poursuit le quotidien, “mais tôt ou tard le Pakistan devra rétablir son indépendance”.

HSY

© Courrierinternational.com


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-07 10:03:11
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SECURITE ET DEFENSE PAR ERIC JL BRETON